Santé et soin· 7 min de lecture
D'infirmier à attaché de recherche clinique
Protocoles, données patient, rigueur réglementaire : l'infirmier connaît le terrain des essais cliniques. Le métier d'attaché de recherche clinique demande en plus une formation spécifique, et souvent une étape intermédiaire.
En bref
Infirmier vers Attaché de recherche clinique
- Ce qui se transfère
- La rigueur des protocoles, la connaissance des patients et du vocabulaire médical, la traçabilité des données.
- Ce qui manque souvent
- Les bonnes pratiques cliniques, la réglementation des essais, le monitoring, souvent l'anglais.
- La formation
- Une formation spécifique est attendue : diplôme universitaire de recherche clinique, accessible après le diplôme d'État infirmier.
- Métier réglementé
- Non, mais les essais suivent les bonnes pratiques cliniques
L'attaché de recherche clinique, souvent appelé ARC, veille au bon déroulement des essais cliniques : il vérifie que les centres d'investigation respectent le protocole et que les données recueillies sont fiables. Pour un infirmier qui veut quitter le soin direct sans quitter la santé, c'est un métier voisin. Mais il faut le dire clairement : c'est un passage plus exigeant que d'autres, parce que beaucoup d'employeurs recrutent à un niveau d'études élevé.
Le métier visé, concrètement
- Mettre en place un essai dans un centre : hôpital, clinique, cabinet.
- Surveiller son déroulement : visites de suivi, vérification des données recueillies par rapport aux dossiers des patients, suivi des événements indésirables.
- Garantir la conformité aux bonnes pratiques cliniques, le cadre qui protège les patients et la qualité des données.
- Clore l'essai et préparer les éléments pour l'analyse.
Les employeurs sont les laboratoires pharmaceutiques, les sociétés prestataires de recherche clinique et les hôpitaux, notamment les centres hospitaliers universitaires.
Ce qui se transfère
- La rigueur des protocoles : vous appliquez des procédures où l'erreur a des conséquences.
- La connaissance des patients et du fonctionnement d'un service hospitalier.
- Le vocabulaire médical : pathologies, traitements, examens.
- La traçabilité : transmissions, dossier de soins, prescriptions.
Ce qui manque souvent
- Les bonnes pratiques cliniques et la réglementation des essais.
- Le monitoring : la méthode de vérification des données, les visites de suivi.
- L'anglais, très présent dans les protocoles et chez les promoteurs internationaux.
- Le niveau d'études : l'Onisep indique que le métier recrute à partir de bac + 5, le plus souvent au-delà. Le diplôme d'État infirmier, de niveau bac + 3, ne suffit pas toujours seul.
La formation : un diplôme universitaire, et souvent une étape
La voie la plus citée pour un infirmier est un diplôme universitaire de recherche clinique, comme le diplôme interuniversitaire de formation des assistants de recherche clinique, accessible après le diplôme d'État infirmier. D'autres universités proposent des diplômes universitaires de formation à la recherche clinique, centrés sur les bonnes pratiques cliniques.
L'étape intermédiaire qui marche : le poste d'infirmier de recherche clinique, dans les centres d'investigation des hôpitaux. Vous restez infirmier, vous prenez en charge les patients inclus dans les essais, et vous apprenez le métier de l'intérieur. Des offres de ce type ne demandent pas toujours d'expérience préalable en recherche. C'est souvent la meilleure preuve à mettre sur un CV pour devenir ensuite attaché de recherche clinique.
Le financer
- Infirmier de la fonction publique hospitalière : le congé de formation professionnelle et votre compte personnel de formation d'agent public. L'étape d'infirmier de recherche clinique peut aussi se faire par une mobilité interne dans le même hôpital.
- Infirmier salarié du privé (clinique, centre) : le projet de transition professionnelle, ou le CPF pour un diplôme universitaire court.
- Demandeur d'emploi : France Travail, la Région, et le CPF sans reste à charge.
Voir financer sa reconversion.
Présenter votre parcours au recruteur
Mettez en avant ce qui ressemble déjà à de la recherche : la participation à un essai dans votre service, l'inclusion de patients, le recueil de données, un audit qualité, la rédaction d'une procédure. Traduisez sans gonfler : « participation au recueil des données de patients inclus dans un essai » est une vraie compétence ; « gestion d'essais cliniques » ne l'est pas si vous ne les avez pas gérés. Voir reconversion : pourquoi on vous rappelle moins.
Questions fréquentes
Un infirmier peut-il devenir attaché de recherche clinique sans master ? Oui, c'est possible avec un diplôme universitaire de recherche clinique et une première expérience, souvent comme infirmier de recherche clinique. Mais beaucoup d'offres demandent un niveau bac + 5 : la concurrence vient de diplômés en sciences de la vie.
Qu'est-ce qu'un infirmier de recherche clinique ? Un infirmier qui travaille dans un centre d'investigation et prend en charge les patients inclus dans des essais. C'est une étape intermédiaire fréquente vers le métier d'attaché de recherche clinique.
Faut-il parler anglais ? Le plus souvent, oui : les protocoles et les échanges avec les promoteurs internationaux sont en anglais.
Sources
- Onisep, fiche métier « Attaché / attachée de recherche clinique », consultée le 18 octobre 2026 (Onisep).
- CIDJ, fiche métier « Attaché / attachée de recherche clinique » (CIDJ).
- Leem, fiche métier « Attaché de recherche clinique » (PDF).
- Université de Bourgogne Europe, diplôme universitaire de formation à la recherche clinique (PDF).
Dans la même famille : santé et soin
Tout métier vers Accompagnant éducatif et social
Devenir accompagnant éducatif et social en reconversion
6 min de lectureTout métier vers Aide-soignant
Devenir aide-soignant en reconversion
7 min de lectureTout métier vers Auxiliaire de puériculture
Devenir auxiliaire de puériculture en reconversion
6 min de lectureTout métier vers Infirmier
Devenir infirmier en reconversion
7 min de lectureAssistant, accueil, administratif vers Secrétaire médical
Devenir secrétaire médical en reconversion
6 min de lecture